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THE WOLVERINE : La review

THE WOLVERINE : La review
Mister O
  • On 25 juillet 2013
  • http://generation-strange.com

Mike du Diable Blanc a eu la chance de voir le film et vous livre son opinion éclairée. Enjoy !!

Hugh Jackman étincelle dans ce rôle de mutant.

 

Il est facile d’oublier à quel point le casting de Hugh Jackman semblait contraire autrefois : un charmant chanteur et danseur australien choisi pour jouer un dur à cuire sauvage. Un succès total depuis le début. Hugh Jackman a éclipsé l’incarnation féroce et rabougrie du personnage comics pour devenir l’incarnation la plus évidente du mutant aux griffes indestructibles.

Oubliez le film de 2009. Cette production a certainement été reléguée au statut d’un souvenir embarrassant, banni au plus profond des souvenirs des fans et dont on n’a jamais parlé de nouveau. Étonnamment, il y a plus de références au triste “X-Men 3: The Last Stand” qu’à l’ancien Wolverine de 2009. Logan est en exil auto-imposé dans la nature canadienne, pour faire face aux conséquences d’avoir tué Jean Grey. Débraillé et barbu, Hugh Jackman est impressionnant, en conflit intérieur et hanté. La performance est plus sombre, encore plus intériorisée que les précédentes versions d’auparavant.

Pour “The Wolverine”, la production a choisi de reprendre un des arcs les plus acclamés du comics, en convoquant Logan au Japon et le piégeant dans la dynastie criminelle du clan Yashida. Il y a une touche de Highlander quand le héros confronte la possibilité soudaine de la mortalité. Alors que dans sa mission de protéger Mariko, fille des mafieux, Wolverine colle plus aux héros de western de Sergio Leone, un étranger inconnu noble et galant, tout comme il peut être sauvage. James Mangold brille dans ce registre, le réalisateur étant fan de western, les codes sont là sans être lourds.

Le film s’achète une crédibilité aux yeux des fans du comics, mais prend des libertés avec le matériel original. La femme assassin Yukio reçoit un relooking mignon, comme une fashionista de Harajukuqui va sans doute inspirer une armée de cosplayers. La “méchante” Viper, quant à elle, ressemble plus à Lady Gaga avec une langue de lézard et de bizarres pouvoirs mutants.
Dans les comics, Yukio a un style plus “gothique” dans le genre ; elle a aussi une aventure avec Logan mais décide de s’effacer au profit de Mariko. La Viper originale a tout de la séductrice fatale, et atout majeur, elle dirige Hydra, une société secrète d’assassins. Pour des questions de droits, Hydra appartient toujours à Marvel (Hydra… de “Captain America”… vous remettez ?), donc impossible pour 20th Century Fox de puiser plus dans l’historique. Dommage.
Tao Okamato joue Mariko, victime d’une histoire d’amour intense avec Logan. C’est une première performance pour l’ancien mannequin japonais et elle s’en acquitte très bien : vulnérable, méfiante, elle reste quand même courageuse. Néanmoins, cette Mariko n’a pas la résonance émotionnelle de son homologue d’encre et de papier, et son histoire est diluée, compromise dans trop de personnages secondaires plus ou moins importants. On ressent que les cinéastes ont un œil sur une probable suite, alors ils ménagent le mystère de Mariko plutôt que de livrer des révélations spectaculaires. Le pendant comics de Mariko est une femme forte, méfiante de son entourage. Elle est la connexion entre passé et futur. Elle aime le Gaijin (étranger en japonais) mais respecte les traditions en se fiançant avec un pur japonais. Elle est fragile mais accepte de diriger un clan de ninjas et yakusas.

Le réalisateur James Mangold fait le tour de tous les stéréotypes japonais, de l’incendie au néon de Tokyo au kitsch des salles de pachinko et hôtels d’amour. Il y a une scène de lutte au sommet d’un train à grande vitesse, des câbles électriques aériens tranchants se rapprochent dangereusement de la chair des personnages. Pas de musique, juste le bruit du train et le vent, une dynamique vertigineuse.
La plupart de l’action du film se déroule admirablement sur le plan physique, plus sur un véritable travail de cascades que sur fond vert qui pollue les super productions américaines. La rumeur voulait que le film soit interdit aux moins de 13 ans à cause d’une violence trop prononcée. Mangold a été plus ingénieux et à éviter la cascade de démembrement ; à un moment donné Logan poignarde un homme à travers une porte et tout ce que nous voyons est un visage déformé crier à travers la vitre.

“The Wolverine” est un film réussi – l’ouverture est une fabuleuse révérence a l’Empire du Soleil, tous les fils de fer barbelés et la brume de chaleur bronze sont autant de clins d’œil directs. 
Le film perd son étincelle dans le troisième acte. Il y a une confusion des personnages, pas de menace vraiment concrète. Le point culminant sert d’épreuve de force avec un imposant “super-villain” qui se sentirait à sa place dans un film d’ “Iron Man”. 
“The Wolverine” n’est pas aussi complet que “The Avengers”. Il réussit par contre aussi bien que “Man of Steel” à redéfinir un personnage écorné par des essais ratés. Sans pour autant être fidèle aux comics, “The Wolverine” reste en cohérence avec les autres films et accompli l’exploit de rattacher les films entre eux, faisant de Logan la pièce maîtresse de cet univers film/comics.

Conseil : Restez bien après le générique, la fin est immanquable !

Sortie en salles le 24 juillet 2013.

 

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