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X-MEN Days Of Future Past Bilan

Mister O
  • On 27 mai 2014
  • http://generation-strange.com

Il s’agit là du cinquième volet la franchise mutante. Le film tient bien son pari de façon bien pop-corn et jouissive mais avec des couacs que la plupart des spectateurs zapperont car cela reste avant tout un blockbuster divertissant. Efforçons nous d’ignorer les critiques de journaleux de notre beau pays qui une fois de plus dégoulinent de professionnalisme. C’était du sarcasme pur, pour les nouveaux venus. Entre le Nouvel Observateur qui cite Ellen Page comme nouvelle recrue alors qu’elle était là depuis X-Men Last Stand. 2006, quand même. Huit ans. Vous savez pas utiliser IMDB, les gars ? Et Libération qui cite la « télékinésie mastoc » pour qualifier les pouvoirs de Magneto. Ils ont du apprendre un nouveau mot « geek » et trouver que ça ferait « jeune ». Bref. C’est pas comme si les films « geek » étaient importants cinématographiquement. Après tout, sur les dix plus grands blockbusters mondiaux, ILS N’EN CONSTITUENT QUE NEUF. Bref. Laissons l’esprit du Festival de Cannes et des Césars et retournons-en au sujet principal.

 

Déjà, notons que Bryan Singer marque son retour à l’adaptation de comics de manière réussie. Sa dernière incursion avait été pour le moins catastrophique et tout le monde utilise le dvd de Superman Returns comme sous-boc et une autre partie de la population occulte carrément son existence.  En plus, il a également fait d’énormes progrès en ce qui concerne les scènes d’action. Si vous ne voyez pas ce que je veux dire, je vous conseille de visionner X-Men et X-2. Respectivement la scène de Wolverine contre Sabretooth sur la statue de la liberté et l’attaque sur Maison Blanche. Si vous aviez trouvé ça pêchu, c’est une déformation affective, croyez moi. Non,  là, on a droit à des VRAIES bastons. Par contre, des erreurs assez constantes de montage ont lieu dont le meilleur exemple est lorsque le Charles Xavier de 1973 accepte de participer à l’équipée sauvage de notre griffu préféré. Il change de position selon si c’est un plan éloigné ou rapproché. Cinq fois. Chose excusable dans un téléfilm sur France 3 dont le publique est une ménagère qui fait autre chose en même temps mais là y’a quand même un peu de tunes. Ils auraient pu embaucher quelqu’un, non ?

Ensuite question histoire, ils ont eu un éclair de génie …en matant le Star Trek de J.J. Abrams. Le voyage temporel est un scalpel chirurgical permettant de se débarrasser des différents éléments dont on ne veut plus. Comme ça, on fait un reboot sans que cela en soit réellement un puisque c’est la suite ! Suivez un peu. C’est fantastique le voyage temporel. On modifie un truc dans le passé et hop ! Morphoscénar ! La réalité  s’en retrouve modifiée et le film qu’on n’a pas réalisé (X-Men Last Stand) disparait. Film dans lequel des sentinelles apparaissent. Dans la scène de la salle des dangers au début. La simulation n’est autre que le futur alternatif apocalyptique de Days Of Future Past sorti tout droit du comics avec des sentinelles.

Ce qui m’amène à mon suivant problème. Les sentinelles du film. Et il y a deux modèles, les versions 1973 et les versions futuristes. Alors, je sais que c’est une adaptation et qu’il ne s’agit pas de décalquer la bd telle quelle sinon Wolverine ressemblerait à une grosse banane jaune. Mais là, la FOX a déconné plus qu’un peu. Des versions plus Transformers auraient été possibles et au pire des cas, il y a au bas mot une dizaine de modèles qui existent. Pourquoi faire une version « ventilateur Dyson » avec des gatlings incorporées ? Réalisme ? Sérieusement ?

Quant aux modèles du futur… Les designs sont cools. Leurs capacités sont cools. Bref. C’est cool. Mais c’est pas des sentinelles. Il s’agit d’une machine tueuse d’une réalité alternative sortie tout droit d’un autre comics Marvel. J’ai nommé the Fury. Rien à voir avec le super-espion borgne version politiquement correcte ou version originale. The Fury est apparu dans une parution Marvel UK: Marvel Super-Heroes, plus précisément dans le titre Captain Britain. Crée par Alan Moore et Alan Davis, the Fury est une machine tueuse crée pendant l’arc d’histoire du Jasper’s Warp où un membre du gouvernement d’un univers alternatif, Jim Jaspers le fou, développe des pouvoirs surpuissants et construit un adversaire quasi inarrêtable pour neutraliser tous les super-humains. Cette machine a un épiderme techno organique en relief modifiable et a le pouvoir de s’adapter à tous les dangers, à toutes situations et neutraliser sa cible. Malheureusement the Fury extermine tous les héros du monde …y compris un certain Marvelman (tous ces numéros ont été réédités en recueils donc lâchez vous). Ce truc franchira le mur des réalités parallèles et débarquera sur la terre 616 (la terre Marvel classique) avant de tuer Captain Britain lui-même. C’est ce truc qu’on voit multiplié par je ne sais plus combien pour devenir une véritable armée qui attaque nos amis en Chine dans le film. Rien à avoir avec les sentinelles.

Maintenant, une bonne surprise pour moi fut Jennifer Lawrence dans le rôle de Mystique. Elle fut aussi très bien dans American Hustle (où Amy Adams se fout tellement à poil qu’elle pourrait carrément en obtenir un Oscar). Ce qui prouve qu’elle peut jouer très bien contrairement à sa prestation dans Hunger Games où elle semble avoir reçu une injection de botox dans le visage lui donnant autant d’expression que… (j’allais dire Kristen Stewart mais c’est un peu méchant). En tout cas, elle y est convaincante dans toutes ses versions et autres camouflages qu’elle y interprète et donne une profondeur supplémentaire au personnage.

Les Charles Xavier et Magneto  y sont impeccables mais cela va de soi. Peu importe le film ou scénar de merde, trouvez un film où l’un de ces quatre acteurs est mauvais: Patrick Stewart, James McAvoy, Ian Mc Kellen ou Michael Fassbender. Y’en a pas. Cherchez pas.

Peter Dinklage prête ses traits à Bolivar Trask et bien que le créateur des robots anti-mutants soit bien plus paranoïaque dans la bd, ça marche bien et on évite une quelconque explication téléphonée ayant un lien avec le nanisme.

Autre joyeuseté inattendue est le personnage de PeterMaximoff. Alors on est looooooooin du personnage du comics qu’est Pietro Maximoff alias Quicksilver (dont on a vu une autre incarnation sur grand écran durant l’épilogue de Captain America: Winter Soldier sous les traits d’Aaron Taylor-Johnson qui lui-même apparaissait dans Godzilla). L’univers cinématographique de X-Men en fait donc un adolescent américain complètement délinquant mais espiègle et sa sœur est vraiment une petite fille. Contraste prononcé par rapport au mutant des comics Marvel qui ne sourit qu’à chaque année bissextile et qui est le personnage le plus responsable du monde derrière Peter Parker. Surtout vis à vis de sa jumelle qui est, et je ne devrais pas à avoir le dire, the Scarlet Witch. Il ressemble bien plus à Speed des Young Avengers, qui n’est autre que le neveu de Quicksilver. Mais le traitement marche plus que bien dans ce fourre tout qu’est ce film et Evan Peters qui l’interprète y vole carrément la vedette à Hugh Jackman.

Ce bon vieux Hugh y campe pour la septième fois Wolverine et y est encore méchamment crédible. La touche des griffes osseuses était particulièrement jouissive. Et un plan fan service de son cul satisfera toutes ces dames.

Omar Sy en Bishop: HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !!! Outre le fait qu’il ait quatre répliques, dont parfois un seul mot, qu’il ait un accent français et non pas australien, il apparait CINQ MINUTES en tout et pour tout dans le film ! Ça valait bien la peine d’aller chercher un gars qui a eu un César…  Et en plus, ils ont choisi la version « Clodo à dreadlocks » comme costume. Pfff

Warpath et Blink joués par Booboo Stewart et Bingbing Fan (oui, Booboo et Bingbing, c’est pas une blague) sont classes et leurs scènes d’action offrent un petit régal visuel en terme de chorégraphie. Les pouvoirs de Blink ne marchent pas du tout comme ça mais c’est pas grave et le côté Portal est assez efficace, tout comme le fait qu’elle soit asiatique. Comme ça. Pour rire. Fallait un quota jaune. Mais on s’en tape, c’est un perso secondaire sortie de l’Age d’Apocalypse et ça rend bien.

Mais l’abus majeur se concentre autour du personnage de Kitty Pryde qui est jouée par la « nouvelle recrue » du Nouvel Observateur, Ellen Page. Fraiche de son coming out (Sans déconner personne n’avait vu le truc ? Vous êtes au courant pour Vincent Mac Doom ?), on la retrouve POUR LA DEUXIÈME FOIS dans le rôle de Kitty Pryde. Le problème ne vient absolument pas de Page qui joue très bien mais de la trahison totale en termes d’adaptation. Je m’explique. Dans l’histoire originale, c’est elle qui est renvoyée dans son corps de jeune fille dans le passé par Rachel Summers, fille télépathe de Cyclops du préalablement mentionné futur alternatif. Mais comme le scénar ne déroule pas aux mêmes époques car le voyage se termine en 1973 et non pas dans le présent, Wolverine prend sa place. Du coup,  comme on n’a pas de Rachel Summers sous la main et qu’on ne va pas introduire de nouveaux persos, Kitty Pryde est soudainement télépathe. Hop ! « Ouais mais pourtant y’a Warpath et Blink ! » Me direz-vous ? « On peut donc parfaitement introduire un nouveau perso. » Insistez-vous ? Ben allez demander à l’ami Singer une fois son affaire d’agression sur mineur finie.

Malgré tout, ce dernier volets des X-Men fonctionne super bien et je le recommande vivement. Il est simplement grandement dommage que l’univers cinématographique Marvel et celui-ci des X-Men soit si légalement complexe à réunir. Quoiqu’en dise James McAvoy sur une rencontre entre les deux équipes, je voudrais le constater par moi-même et des millions de spectateurs pensent la même chose. On peut rêver…

Un nouveau modèle de Trask Industries ?

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