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Transformers 4 la critique

Transformers 4 la critique
Mister O
  • On 15 juillet 2014
  • http://generation-strange.com

 

Hey Hey Hey !!! Mike du Diable Blanc a eu la chance de voir le film Transformers L’age de l’extinction. Il nous livre ses impressions. Enjoy !!

Une suite excitante mais déjà vue.

Les Transformers sont des jouets transformables des années 80. Une série animée fut même consacrée aux personnages et à leurs amis humains. Un des fils rouges de cette série télévisée était le message de coexistence entre humains et Autobots (les gentils). Dans cette quatrième itération des aventures d’Optimus Prime à la sauce Michael Bay (“Armageddon”, “Bad Boys 2”), ce sont les humains qui deviennent les ennemis des robots.

Changement de casting. Michael Bay avait annoncé sa volonté de changer de sexy demoiselle en détresse quand il a renvoyé Megan Fox (pour retravailler avec elle dans le futur “Tortues Ninja”) pour le mannequin anglais Rosie Huntington-Whiteley (“Transformers 3”), et le personnage principal de Transformers 1, 2 et 3 continua ses études (on imagine…) lorsque Shia LeBoeuf quitta ensuite l’aventure.
Mister Remake aka Michael Bay tient à ses robots, à sa franchise, et à ses grosses recettes. Voilà les robots de retour aux côtés de nouveaux personnages dans une fraîche histoire, dans un tout nouveau contexte. Les robots se font lyncher par les humains depuis la dernière attaque des Decepticons. Les essentiels sont restés, bien heureusement, et de nouvelles extraordinaires voitures- un peu trop causantes toutefois, viennent soutenir la bande diminuée et l’ô grand chef, Optimus Prime.

Au scénario de l’épopée “Transformers: L’Age de L’Extinction”, qui a déjà amassé près de 175$ millions de recettes aux U.S. (sorti le 27 juin), Ehren Kruger, qui a su nettoyer le fouillis des précédentes trames où il était impossible de voir qui se battait contre qui.
Ici, le héros est Cade Yeager (Mark Wahlberg), un père célibataire et incompris inventeur d’engins mal conçus tel que le Butler Bot, vide-ordures sur roulettes censé livrer des bières jusqu’au sofa.
Cade vit avec sa fille de 17 ans, Tessa (Nicola Peltz), dans une ferme de Paris, Texas, qui est perpétuellement sur le point d’être saisie par les créanciers. Un jour de récup’ de ferrailles, Cade et son ami/employé Lucas (TJ Miller) tombent sur une semi-remorque délabrée dans un cinéma abandonné et décident de la ramener à la grange. Depuis le dernier saccage de Chicago, le gouvernement américain a rompu son alliance avec les Autobots. Pire, une unité de voyous en costards au sein de la CIA, surnommée “Vent de Cimetière”, en firent leur cible principale pour reprendre le contrôle de la Terre. Le responsable de l’unité (Kelsey Grammer) est de mèche avec, à la fois, un Transformer mercenaire intergalactique nommé Lockdown- au physique étonnamment proche de celui d’un humain, et un industriel milliardaire (Stanley Tucci) qui achète des pièces de Transformers afin de construire ses propres robots. Il ne faudra pas longtemps avant que cette brochette de méchants égocentriques arrive à leur fin en découvrant la présence d’Optimus Prime à la ferme des Yeager. Les agents menacent de tuer la fille de Cade si celui-ci refuse de remettre Optimus. A point nommé, le petit ami secret de Tessa, Shane (Jack Reynor), qui se trouve par le plus grand des hasards être pilote de rallye professionnel, débarque, et ainsi débute les mésaventures humains vs robots de Cade, Tessa, Shane, et Optimus Prime.

Je pourrais essayer de démêler un peu plus l’intrigue, mais il est comme toujours, dans un film “Transformers” par Michael Bay, presque inutile de le faire. Il est une fois de plus question de trouver un mythique Graal tout-puissant qui cache le retour d’un célèbre robot qui arrive définitivement à ne pas crever.
Comme avec les précédentes tranches de la franchise, “Transformers: L’Age de L’Extinction” manque d’occasions d’être encore moins absurde. Le lambda citoyen Cade Yeager s’infiltre dans des laboratoires top-secret et des cuirassés interstellaires avec la même insensée désinvolture que le personnage joué par Shia Laboeuf. Ok, d’accord, on est dans un film de science-fiction après tout. Mais les agents fédéraux, avec des outils à la pointe de la technologie, qui suivent une berline banale dans les rues bondées de Hong Kong, avec l’aide d’un satellite de haute pointe, qui arrivent néanmoins à perdre la trace d’Optimus Prime, un camion Transformer endommagé et ralenti sur les routes désertes du Texas ? Et John Goodman qui prête sa voix à un Autobot en surpoids et qui fume le cigare (ben voyons !) ? Et ainsi de suite. Ne parlons même pas de toute l’histoire sur la découverte du métal “transformium”.

La violence y est bien plus brutale que d’habitude et que nécessaire, avec empalements et amputations répétées de robots. Le film va jusqu’à braver un interdit, montrer le meurtre d’un humain par un Transformer, et fait fièrement un ralenti sur ce qu’il reste de son corps. Assez choquant sur le coup je dois dire.


Même si très hilarantes, certaines boutades et réprimandes lancées par les personnages masculins et Transformers restent des piques machistes sortis tous droits de manuels scolaires, comme lorsque Cade raille son (peut-être) futur beau-fils Shane avec un cinglant “Tu ne vas pas faire ta fillette ?”. Je dois rappeler que la série des années 80 véhiculait un message de paix et d’entente entre humains et Transformers. Cependant, les derniers films se focalisent uniquement sur la violence. On ne peut pas dire que ces adaptations soient fidèles à 100% à l’esprit du matériel original. L’optimisme a disparu au profit d’un empilement de scènes d’explosion et de courses poursuites. Les personnages féminins existent uniquement pour porter des débardeurs et shorts courts, être sauvés par des hommes qui prennent de fous risques pour elles, et qui, lorsque ces messieurs sont prêts à donner leur vie pour elles, ont un soudain sursaut de jugeote et participent au combat final. Sacré Michael Bay… L’exception est ici un miracle par le scénariste, qui offre à une dirigeante d’entreprise chinoise cette responsabilité masculine.

Mais, ne dénions pas les fantastiques et magnifiques multiples scènes d’action. Des moments de prouesse visuelle, comme lorsqu’Optimus Prime et Bumblebee se transforment tout en rattrapant et balançant leurs frêles amis humains dans leurs mains de métal, ou quand un vaisseau massif débute l’aspiration de voitures (à la “Man of Steel”) en plein Hong Kong. Ce sont toutefois de maigres récompenses pour un film qui traîne en longueur (2h45).

Au-delà de ces critiques et que “Transformers: L’Age de L’Extinction” reste tout de même un impressionnant film à voir cet été, il est évident que c’est l’aspect financier et non la créativité qui pousse Michael Bay à continuer sur cette voie. Les trois Transformers ont fait un chiffre d’affaire colossal, près de 3$ milliards de recettes au cinéma pour un coût combiné de 500$ millions. (Source : Mojo)
Si tout cela n’était pas suffisamment décourageant, le film ouvre ostensiblement la voie à d’autres suites, au moins deux d’entre elles sont déjà en cours de planification. Un vrai défi, sachant que les scénaristes ont massacré la majeure partie des Transformers de base, excepté les plus intéressants, Optimus Prime et Bumblebee.

“Transformers: L’Age de L’Extinction” sortira en France en 2D et 3D le 16 juillet 2014.

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