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TRANSFORMERS Genèse

TRANSFORMERS Genèse
Mister O
  • On 22 juillet 2014
  • http://generation-strange.com

Si  dans les années 90 vous m’aviez dit qu’un jour je me retrouverai face à Marky Mark et les Dinobots,  je vous aurais probablement traités de fous. Et pourtant le quatrième volet de la série Transformers est sorti.

Hué puis agressé et insulté par les critiques, le film continue d’attirer des spectateurs à travers le monde entier et accumule la somme impressionnante de 886 257 000 dollars au box-office alors que Transformers: l’Âge de l’Extinction vient de sortir sur nos écrans et n’a pas encore frappé le Japon. Le film est le plus gros succès jamais effectué en Chine grâce à l’idée ingénieuse de Michael Bay qui proposa de coproduire le film avec China Movie Channel et Jiaflix Enterprises. Ce film innove également l’utilisation d’une nouvelle caméra 3D numérique double 65 mm 4K conçue pour le film par IMAX.

Mais au lieu de nous concentrer sur ce film, faisons un petit rappel car cela me semble nécessaire surtout après avoir lu de nombreuses stupidités sur Allo Cine. Et oui, on ne peut pas taper sur le Nouvel Obs tout le temps…

Tout d’abord les Transformers furent des jouets. Et puis, ils ne se sont pas toujours appelés ainsi, ils ont d’abord été deux gammes de jouets de chez le constructeur japonais Takara bien distinctes appelées Diaclone et Micro Change, seconde génération de Microman  qui fut renommé plus tard Micronauts qui a été adapté pour le plus grand plaisir des comic geeks pour Marvel ! Takara avait tenté un premier essai en exportant aux Etats-Unis leurs jouets sous les noms de Diakron  et Konoform. La première incarnation d’Optimus Prime s’appelait Convoy.

Les représentants du constructeur américain de jouet Hasbro découvrirent Diaclone et Micro Change en 1983et un contrat fut rapidement mis en place et la gamme Transformers naquit. Ayant préalablement collaboré avec Hasbro sur G.I. Joe: A Real American Hero (Quoi ? Vous avez quand même pas cru à cette histoire de « héros sans frontières » destinée au marché international ?), Marvel et Sunbow Productions proposent  de recommencer une stratégie impliquant une trinité consistant de jouets, de bandes dessinées et d’un dessin animé.  Jim Shooter qui occupait le poste d’éditeur en chef à l’époque mis lui-même la main à la patte et créa le concept des deux factions exilées se mettant sur la tronche. En 1984 Marvel débute une minisérie en 4 numéros avec une couverture de Bill Sienkiewicz et suite à un gigantesque succès se transforme en une série mensuelle qui dura 80 numéros, 3 mini séries et une maxi série. Mais c’est au Royaume Uni qu’une sorte de spin-off/réédition durera 332 numéros, 7 annuels et 28 numéros spéciaux. Tout ça sans compter les cross over avec GI Joe, Spider-Man et d’autres célébrités du genre. Le personnage de Death’s Head de Marvel UK fut même crée spécifiquement pour la série britannique de nos robots vivants préférés.

Mais c’est vraiment avec le dessin animé que la légende prend toute son ampleur. Reprenant l’histoire de Jim Shooter concernant une race extraterrestre de robots en pleine guerre civile dont les membres de deux factions opposées s’écrasent sur Terre et se camouflent en se transformant en objets mécaniques contemporains. D’un côté les gentils Autobots et de l’autre les méchants Decepticons. Le premier épisode est diffusé le mois que la sortie du comics aux États-Unis, septembre 1984. Dennis O’Neill travailla sur le développement et trouva le nom d’Optimus Prime mais ceci fut essentiellement entièrement réécrit par Bob Budiansky qui détermina le ton, les noms, les termes et la plupart de ce qui allait définir la mythologie des robots « déguisés ». La production technique du pilote est confiée aux studios d’animation de la célèbre Toei qui nous donna bien d’autres « blockbusters » d’animation japonaise comme Calimero, Candy, Goldorak, Albator, Capitaine Flam, les Chevaliers du Zodiaque, Dragonball, Ken le Survivant et Sailor Moon. Un petit studio indé, en gros. La série connait un succès immediat et est diffusée au Japon sous le nom de Tatakae! Ch%u014D Robotto Seimei-Tai Toransuf%u014Dm%u0101. Transformers est à ce moment précis la série animée la plus connue et ses créateurs en ont plus que conscience discontinuant ainsi en 1985 les gammes de jouets originaux. Seuls les puristes et les collectionneurs se souviendront de Diaclone et Micro Change. Cette même année, la série se voit diffusée en France sur Canal dans l’émission Cabou Cadin et les méchants sont renommés « Deceptican » au lieu de « Decepticon ». Pour des raisons évidentes quand on le prononce à voix haute et qu’on veut que ça plaise à un enfant francophone.

Un an plus tard Transformers The Movie sort dans les salles de cinéma américaines. Et c’est là qu’on entre dans un délire. Les guest stars s’accumulent en commençant par Eric Idle des Monty Python, Judd Nelson (Breakfast Club),Scatman Crothers (Shining), John Moschitta Jr (recordman du Livre Guiness des records de l’homme avec la plus rapide diction du monde), Robert Stack (Les incorruptibles), Leonard Nimoy (je refuse de le présenter) dans le rôle de Galvatron 25 ans avant qu’il ne rejoigne à nouveau cet univers dans Transformers: Dark of the Moon en tant que Sentinel Prime. Mais surtout Orson Welles dans le rôle d’Unichron, une planète transformer qui est une sorte de Galactus local. Le film est une avalanche de références de folie pour tout bon geek qui se respecte : Des décors recyclés du Film de Ken Le Survivant dans les entrailles d’Unichron. Un des Autobots raconte une version robotique clairement inspirée de Des souris et des hommes. Un des cellules de prison contient des débris de Gundam. Les effets sonores repris de Star Wars et Star Trek sont utilisés à outrance. La réalisation est confiée à Nelson Shin, fondateur et patron du studio coréen d’animation AKOM qui pris de plus en plus le relai à partir de la saison 2, ce monsieur a à son actif des titres impressionnants comme Fantastic Four 1978, Doctor Snuggles, Spider-Man 1981, G.I. Joe, Mon Petit Poney Le Film, Dongeons et Dragons, Spiral Zone et Les Simpson. La bande son va de Stan Bush à Weird Al Yankovic en passant par une version rock fm du générique télé par Lion. Impossible de connaitre le budget de production de ce long métrage. On ne sait que, malgré ses revenus dépassant les 5 millions de dollars aux États-Unis et un box-office inconnu dans le reste du monde, le film n’est un pas succès. La mort d’Optimus Prime provoque une réaction négative chez les enfants dont c’était le héros et son remplaçant Hot Rod n’est jamais réellement accepté. Ce qui amena d’ailleurs le retour du leader des Autobots à la fin de la saison 3. Dernier film de Scatman Crothers ET Orson Welles. Ce dernier mourut 5 jours après la fin de l’enregistrement de sa voix. Il cita à sa biographe ceci « Vous savez ce que j’ai fait ce matin ? J’ai interprété la voix d’un jouet. De terrible jouets venus du Japon qui se métamorphosent en ceci ou cela. Les japonais ont financé ont financé un long métrage d’animation sur les aventures de ces jouets, qui sont de violentes aventures spatiales. Je joue le rôle d’une planète. Je menace quelqu’un s’appelant je-ne-sais-plus-qui. Puis je suis détruit. Mon plan pour je-ne-sais-plus-qui  est déjoué et je me détruis à l’écran. »

En France le film sortit intelligemment sous le nom de La Guerre des Robots (au cas où les mômes étaient trop débiles pour griller que c’étaient des robots et auraient pensé que c’était des libellules) et se retrouve doublé par d’autres comédiens que ceux de la série. Champions du monde !

Pendant ce temps au Japon, une OAV (animation directe à la vidéo) était sorti préalablement car le film n’allait pas arriver au pays du soleil levant avant 1989. Il s’agit de Transformers : Scramble City Mobilization. Ce dessin animé a la particularité de faire partie de la continuité japonaise des Transformers mais pas de la continuité américaine. Car il y une différence. Après deux saisons supplémentaires, la série s’arrêta aux Etats-Unis mais elle continua au Japon avec plusieurs autres séries Transformers: The Headmasters, Transformers: Super-God Masterforce, Transformers: Victory et une OAV Transformers: Zone. Toutes les séries citées ignorent le segment appelé Rebirth qui fait constitue la fin de la série américaine.

Malgré tout, Transformers: The Headmasters fut adapté en tant que minisérie chez Marvel écrite par Bob Budiansky et dessinée par Frank Springer qui eut la désagréable de tâche de jongler avec 132 personnages dont 62 nouveaux. Des erreurs furent évidemment commises… Le comic book se déroule dans continuité américaine. Donc, bien entendu, un manga se déroulant dans la continuité japonaise fur publié dans TV Magazine, un magazine pour enfant publié par Kodansha. D’ailleurs, plusieurs mangas basés sur la licence connurent un succès et furent réédités en édition reliée. De nombreux mangas furent depuis publiés depuis en se basant sur les dessins animés aussi bien que les films de Michael Bay.

Côté comics, Marvel se pencha sur Generation 2. À la télé, il ne s’agissait que d’une rediffusion avec des segments d’animation en synthèse rajoutés. Dans le comic book, Megatron est reconstruit dans les pages de G.I. Joe par Cobra ce qui mène au titre

Marvel n’ayant plus les droits, l’éditeur Dreamwave Productions profita en 2002 de la folie du revival des années 80 qui avait lieu (Thundercats, Master of the Universe etc…) et sortit à leur tour des comics basés sur Generation 1. Malheureusement, l’aventure ne dura que 3 ans et son patron, Pat Lee, mis la clef sous la porte dans des conditions douteuses. Les artistes se retrouvant financièrement redevables pour les dettes d’envois faits via Federal express selon le contrat établi. Les séries furent Transformers: The War Within, Transformers: Micromasters, Transformers: More Than Meets the Eye, Armada/Energon, Transformers: Armada, Transformers: Energon, Transformers Armada: More Than Meets the Eye, Transformers Summer Special . Ainsi que les crossovers Transformers/G.I. Joe et Transformers/G.I. Joe: Divided Front.

En 2003 Panini sort Transformers: Armada au Royaume-Uni qui ne durera que 9 numéros.

IDW  Publishing « sauve les meubles » et récupère les robots transformables avant d’en faire un reboot de Generation 1 façon Ultimate. Commençant par The Transformers: Infiltration qui diverge effectivement de ce qu’on connaissait. Fini le crash d’un vaisseau il y a des lustres. Leur présence dans notre monde est délibérée et ils se cachent parmi nous depuis 4 ans. Paranoia et guerre froide sont au rendez vous et le ton est plus mature. Le tout scénarisé par Simon Furman, vétéran de Transformers, scénariste le plus prolifique sur le titre aussi bien chez Marvel, Marvel UK, Titan, Dreamwave Productions et même un épisode de Transformers Beast Wars à la télé. Le numéro 0 de The Transformers: Infiltration  vendit 100 000 exemplaires en précommande. IDW Publishing reste actuellement la maison d’édition détenant la licence Transformers avec plus de 50 titres/miniséries/maxiséries à leur actif se concentrant aussi bien sur leur nouvelle continuité que celle des nouveaux films live action.

Retour au Royaume-Uni en 2007. Titan sort un magazine qu’ils nomment tout simplement Transformers qui contient à chaque fois un jouet ou une babiole façon Pif Gadget. Il contiendra des rééditions de IDW mais également des pages originales crées pour l’occasion …et scénarisé par Simon Furman.

 

Pour l’instant les gens d’IDW tiennent les rennes des bouquins et cela semble bien leur réussir.

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