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Road to Justice League : Les films d’animation

 

Nous ne sommes qu’en début de semaine et le temps me semble un peu long avant le visionnage de Justice League. Pour patienter, après le visionnage révision de Batman v Superman L’aube de la Justice, je me suis dit que j’allais me faire les films d’animation DC comics Justice League. Effectivement il y’en a beaucoup. Et c’est toute la difficulté de la chose tant les films d’animation sont d’excellente qualité. L’exercice est certes difficile, mais pas impossible. Par quoi commencer et pourquoi ? Au lieu d’y aller de manière méthodique, j’ai préféré fureter dans ma collection d’animés en écoutant mes envies.

Justice League New Frontier

Justice League New Frontier tient une place particulière dans mon coeur de fan de comics. Au dela du fait que le film d’animation reprend le style de Darwyn Cooke et que l’histoire est juste géniale, il me rappelle surtout la fois où j’ai eu la chance de rencontrer Darwyn Cooke, à New York. A cette époque, j’étais encore mince et fringuant, les hot dog avaient un goût unique, je découvrais les sandwich philadelphia, et le comic shop Jim Henley’s universe était au pied de l’empire state building. Je me souviens que j’avais attendu un petit moment avant de le rencontrer. On a parlé de ses projets, de son style de dessin, de ses personnages préférés. Un moment vraiment particulier pour moi. Et voir ses dessins que j’adore prendre vie dans un film d’animation, c’est juste génial.

Je parle, je parle, mais avec tout ça, je n’ai pas parlé de ce film d’animation. C’est quand même le principal non? L’histoire se passe durant les années 50 en plein mac carthisme. Le gouvernement pousse les héros à prendre leur retraite. Seuls Superman et Wonder-Woman sont encore officiellement en activité, pour le compte du gouvernement. Quant à Batman, il continue de protéger sa ville malgré l’interdiction des officiels. Martian Manhunter se cache parmi la population. Flash est poussé à la retraite. Cette histoire mosaïque part dans tous les sens. On suit d’abord un personnage pour passer à l’autre. Les auteurs veulent nous faire sentir une époque plus politique que désintéressé plus paranoïaque qu’optimiste. Il faudra une menace globale pour que tous les héros se réunissent, malgré l’interdiction du gouvernement, et combattent côte à côte.

Si vous ne connaissez pas Darwyn Cooke, c’est une bonne manière de découvrir son style si unique. La direction artistique a été travaillée pour coller au plus près au style graphique de l’artiste. Darwyn Cooke et Dave Stewart parlent de la période d’après-guerrre au travers des actions super héroïques.  Ce qui est intéressant avec ce film, c’est qu’il pose de nombreuses questions tel que l’ingérence politique des héros sur le sol américain, la propagande, l’ingérence en pays étranger. Un incontournable pour comprendre la ligue. En tout cas tel que la voit Darwyn Cooke. Le studio Animation de DC comics, livre là une adaptation de haute volée. C’est simple, on a l’impression que les cases que l’on a lues dans la mini série ont pris vie.

Justice League crisis on two earth

Ce film est inspiré d’un run de Grant Morrison au scénario et de Frank Quitely au dessin. Dans une réalité alternative, Lex Luthor est à la tête d’un groupe de super-héros qui tentent tant bien que mal de reprendre le contrôle de leur planète. Ils doivent pour cela combattre le syndicat du Crime, composé de Howlman, Ultraman, Superwoman, Power ring, et Johnny Quick.

Afin de sauver son monde, il voyage dans la dimension parallèle où se trouve la ligue de Justice et demande leur aide. Batman, un peu réticent à l’idée d’aider une planète d’une autre dimension, va aussi se joindre à la bataille. Les évènements s’enchaînent à un rythme effréné. Les combats sont dynamiques. L’un de mes passages préférés est celui où le martian manhunter se rapproche de la fille du Président, qui n’est autre que … Slade Wilson. Batman a aussi un adversaire à sa taille avec Owlman. Franchement un de mes films d’animation préférés.

Justice League Doom

Inspiré d’un des runs issus de l’imaginaire de Mark Waid et dessiné par Howard Porter, ce film d’animation reprend l’intrigue de la bd, où Batman se fait voler dans sa batcave, ses protocole de neutralisation des autres membres de la ligne. La Légion of Doom, dirigée par Vandal Savage, va utiliser ces plan pour en finir définitivement avec la ligue. Au-delà de l’histoire très prenante, il s’agit là d’une problématique de confiance. En effet, comment Batman a-t-il pu concevoir ces plans sans leur dire ? Comment pouvoir travailler avec lui sachant ce qu’il a fait ? Plusieurs choses diffèrent par rapport à la bd. Déjà, la ligue affronte la Légion of Doom au lieu de Ra’s Al Ghul. Cyborg est aussi dans le film d’animation alors qu’il n’est pas dans la bd d’origine. Malgré les petits rajouts, ce film montre toute l’ambiguité de Batman et l’influence qu’il a dans le groupe.

Justice League War

Avec l’arrivée des New 52 dans les bacs, le studio DC animation relance sa gamme tout d’abord avec un premier film d’animation, Flashpoint, qui débute ce nouveau départ. Dans ce film, les para-démons envahissent la planète. Plusieurs héros se réunissent et les combattent et se regroupent pour combattre les troupes d’Apokolyps. En revanche, l’ajout de Shazam à la place d’Aquaman pose question. Tout comme dans la BD, Cyborg est au centre de l’histoire. Green Lantern est le comique de service. Il fait tout pour se mettre en avant. Superman et Wonder-Woman sont vraiment puissants. Ils sont en première ligne face à Darkseid, le tyran d’Apokolyps. Le détenteur des rayons omegas arrive à mettre tout le monde à terre, et même à faire Superman prisonnier ! C’est seulement lorsqu’ils font front commun qu’ils parviennent à blesser le Tyran. Justice League War est un blockbuster. L’animation est soignée et l’histoire se met en place rapidement En revanche, je ne suis pas très fan du chara-design.

Justice League Throne of Atlantis

Ce titre fait directement suite au précédent. La tentative d’invasion de la Terre par les troupes d’Apokolyps a provoqué des dommages collatéraux: Le royaume D’Atlantis ! La Reine Atlanna fait tout son possible pour empêcher la guerre avec la surface. Mais son fils, Orm, veut e venger. Il fera tout pour prendre le pouvoir et emmener Atlantis en guerre.

Pour empêcher cela, Mera, qui fait partie de la garde rapprochée de la Reine, va retrouver Arthur Curry pour lui demander d’empêcher cette guerre. Etant un grand fan d’Aquaman, ça fait plaisir de voir un film d’animation qui lui est entièrement consacré. Dans la BD, c’est son ancien conseiller Vulko qui provoque cette guerre. Alors que dans l’animé, Ocean Master est à la manoeuvre avec Black Manta. L’animation et la qualité du film est soignée. Mais on ne sent pas le tiraillement d’Aquaman entre les 2 nations. Il s’oppose à la fois à la Justice League et Atlantis afin d’emp^cher un conflit armé. Cette dimension politique n’est pas présente dans l’animé. Dommage même si cela reste un film de haute facture.

Dans l’ensemble, le studio DC animation produit régulièrement des films d’animation de qualité, que ce soit au niveau de l’animation, du chara-design ou de l’histoire. Les divergences scénaristiques n’entament globalement pas le plaisir de ces adaptations. C’est d’ailleurs une bonne manière de se préparer avant d’aller voir le film de Zack Snyder …

 

Mister O :